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"Le travail de Guiyome, repose sur l'interprétation graphique et picturale de ce qui retient son regard. L'art est partout dans la ville, à tous les niveaux, du macadam au zinc des toitures. Avoir le regard est déjà un acte artistique. Quand quelqu'un s'émeut devant un de ses tableaux, c'est qu'il a eu le même regard que l'artiste et par cette oeuvre ils sont alors liés. Souvent un simple détail permet ce rapprochement. Consciemment ou non, c'est ce qui provoque l'émotion et rend alors les mots inutiles.
Il utilise le bic pour construire son dessin. Outil mondialisé, certes, mais universel. Universel car l'homme naît artiste et dessine instinctivement avant même de maîtriser le langage. C'est le début de la création, il transforme la réalité à travers son image mentale.
Son support de travail est le papier d'imprimerie. L'écriture se définissant comme étant la représentation de la parole et de la pensée. Sur ce support il y a déjà une histoire, une oeuvre, une réflexion, un auteur, un anonyme, une époque, qui participent au tableau. Cette superposition est communication. L'image et l'écriture se rejoignent et se complètent. Le décalage d'époque importe peu, au contraire, il montre l'intemporalité de l'art.
Il y a 35000 ans, les humains représentaient leur monde sur les parois des cavernes, c'était "l'enfance de l'art" qui a fait de Lascaux ou Cosquer de véritables galeries d'art. Lors de notre entretien dans son atelier, Guiyome nous a confié qu'il aimait s'identifier à cet homo sapiens."
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