Pour sa nouvelle exposition à la Galerie JAMAULT de Paris, le photographe Jean-Pierre Bertin-Maghit nous propose deux aspects de son travail.

Le premier, très intimiste et personnel, s’intitule « Les leçons de ténèbres ». C’est un regard documentaire et esthétique qui nous révèle l’art sacré religieux. Le photographe fait appel à la lumière et au noir et blanc à la manière des premiers temps du cinéma expressionniste et constructiviste pour solliciter l’imaginaire et l’émotion du spectateur.

Le second, plus plasticien, fait appel à un jeu de cadrages, de structuration de l’espace avec des diagonales, obliques, perpendiculaires où le hors champ — et parfois la couleur — s’invitent. Il s’agit là de saisir un instant, une situation du quotidien.

Jean-Pierre Bertin-Maghit, comme d’autres grands photographes avant lui, se fait écrivain. Il nous raconte une histoire. L’Histoire, un sujet que l’artiste affectionne tout particulièrement.

A propos de Jean-Pierre Bertin-Maghit :

Né en 1948 à Nice – réside à Paris.

Il a fait des études de cinéma et d’histoire tout en menant une activité à la ligue de l’enseignement comme animateur audiovisuel, où il dirige un atelier de photographie et de cinéma pour la formation permanente de l’université de Nice entre 1966 et 1983.

Il est actuellement professeur d’études cinématographiques à la Sorbonne nouvelle Paris3 et membre de l’Institut universitaire de France.

Il a commencé son travail photographique par un reportage sur la mine du Vilaret, près de Grenoble (1992). Puis, il a entrepris une étude pendant plusieurs années sur les usines de pâte à papier et les papetiers de Fontaine-de-Vaucluse qui a fait l’objet d’un ouvrage L’Eau, le papier, la Sorgue avec un texte de Jean Clamour.
 Il a réalisé un triptyque sur trois bâtiments culturels publics. La BNF (2003), le Centre Georges Pompidou (2004) et le Conservatoire national supérieur de la musique et de la danse de Paris (2005/2006).

Ces derniers travaux concernent les séries « Les Leçons de ténèbres » et « La Nationale 7, le retour ».
 Actuellement, il réalise une série sur les bancs publics.

Expositions Personnelles :

  • 2011-Maison de la recherche de la Sorbonne nouvelle Paris3 « La nationale 7, le retour »
  • 2007 – Galerie 1837 à Chicago, USA.
  • 2006 – Galerie Nicolas Jamault, mois de la photo off, Paris.
  • 2004 – Galerie Bièvre (mairie du XIII° à Paris) « La bibliothèque nationale de France : ombres et lumière ».

Expositions collectives :

  • 2008 – Traces/absence, exposition sur le camp de Rivesaltes, journées européennes du patrimoine, camp de Rivesaltes.
  • 2005 – 4ème édition du Salon de l’image de Romainville « Mémoires et identités ». Présentation de 40 photographies sur les usines de Fontaine-de-Vaucluse. Une partie de ces photos a été publiée dans Passage d’encres, Le Clair-l’obscur, n°4, janvier 1997.

Collection publique :

  • La série Bibliothèque nationale de France : ombres et lumière (30 photographies) se trouve dans les collections du département des Estampes et de la Photographie de la BNF sous la cote Ep-4809.

Ouvrages :

  • 2009 Fantômes, Jean-Pierre Bertin-Maghit (photographie), Pierre Assouline (Texte), Rome, Portaparole, 86 pages (20 photographies).
  • 2008 L’eau, le papier, la Sorgue, Jean-Pierre Bertin-Maghit (photographie), Jean Clamour (texte), Romainville, Document/Passage d’encres, 130 pages (40 photographies).
  • Photographies pour Pierre Assouline :
  • Réalisation des photos de couverture de ses ouvrages, État limite (2005), Lutetia (2006), Folio/Gallimard ; Rosebud Collection blanche et Folio (2006, 2008).
  • Photographie de deux survivants des camps de la mort à l’hôtel Lutetia pour son article Les Retrouvailles du Lutetia, publié dans Le Monde 2 du 30 avril 2005.
  • Illustration périodique de son blog.

Jean-Pierre Bertin-Maghit est représenté par la galerie Nicolas Jamault à Paris.