Daniel Le Saux est né en 1963 à Quimper. Il a la mer dans la tête.

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Il peint des marins, des poissons flottants, toute une faune extravagante aux attitudes débonnaires avec leurs têtes pour seule anecdote.

Ils sont là en bandes ou solitaires, se mouvant dans un espace aérien. Non seulement ils racontent des histoires de rivages mais ils sont parfois construits à partir d’indices marins : os, arrêtes, écailles de bateaux, hublots et autres petites choses collectées sur les plages et dans les ports. C’est que Le Saux, naturaliste et biologiste ne cesse de débusquer les paradoxes que les terriens entretiennent avec la mer. Avec pertinence et habileté graphique, face à cette transcription inventive, sa vision du monde implose comme le dialogue de l’artiste à ses supports, et comme celui de la mer et du ciel. Ce monde doucement ironique résonne. Il laisse une impression ambivalente de réalité et de rêve, à côté d’un chaos tout proche. Des poissons et des hommes Les poissons de Daniel le Saux peuvent être doux au toucher quand on sait les prendre dans le sens des écailles et tellement vifs sous la main qu’on croit tenir sous les frétillements les premiers frissons du vivant. Ses marins poursuivent cette quête. La mer est pour eux un grand coffre où ils puisent des trésors qui ne cessent de les étonner. Sans tomber dans les fantasmes insensés d’Achab poursuivant Moby Dick, ils se laissent eux aussi entraîner par les poissons. Loin en mer bien sûr, mais aussi quand ils sont à terre où ils se complaisent dans des hallucinations : les poissons leur servent de montures, chevaux ou chiens, et volent au-dessus des maisons, étoiles, oiseaux ou avions. Ils se retrouvent sur le quai, où ils complotent, imaginent des stratagèmes pour rendre visite aux poissons, pour les suivrent jusque dans les fonds. A vivre si près des poissons ils finissent par leur ressembler. Voilà pourquoi leurs têtes se réduisent et se profilent en gueules, pourquoi leurs ventres s’étirent et s’arrondissent, pourquoi leurs jambes finissent en queues de poissons. Ces transformations peuvent un jour servir. Car, de plus, ils savent ceci : le métier n’est pas sans risques : les croches sur le fond, les déferlantes, les cargos aveugles qui éperonnent sans même froncer un sourcil. Les voilà tous au fond, « flottaison blême et ravie » descendant la grande bleue. Ça peut leur servir, pour l’accueil, ces profils de thon.

Texte de Charles Madézo

Les oeuvres de l’artiste :

Out Of Stock

15-P44 (vendu)

Oeuvre originale de Daniel Le Saux.

Technique mixte (écailles de bateaux, acrylique, bois et autres matériaux).

Format : 20x22x3.5 cm.

Out Of Stock

15-P38 (vendu)

Oeuvre originale de Daniel Le Saux.

Technique mixte (écailles de bateaux, acrylique, bois et autres matériaux).

Format : 25x14x3.5 cm.

Out Of Stock

15-P37 (vendu)

Oeuvre originale de Daniel Le Saux.

Technique mixte (écailles de bateaux, acrylique, bois et autres matériaux).

Format : 14,5x22x3.5 cm.

Out Of Stock

15-P36 (vendu)

Oeuvre originale de Daniel Le Saux.

Technique mixte (écailles de bateaux, acrylique, bois et autres matériaux).

Format : 16x16x3.5 cm.

Vendu/sold.

 Galerie photos de Daniel LE SAUX :